Salta
Salta la belle, le petit nom de la douce ville dans l'extrême nord de l'Argentine où je suis arrivée avant-hier, après 13h de bus! Les distances sont quelques peu démesurées ici, tu regardes une carte et tu te dis "nickel, c'est juste à côté je vais y faire un saut" et paf, 13h...Ceci étant, les bus sont archi confort, et c'est l'occasion de papoter avec des argentins, là notamment, Claudio, le chauffeur. J'ai essayé de déchiffer ce qu'il me racontait avec le débit d'un commentateur du calcio, même si je lui ai demandé environ 2392 fois de parler lentement... Faut dire que vu la taille de sa joue, les feuiles de coca devaient faire leur petit effet, il était bien en verve le môsieur! Mais bon, pour tenir 13h de conduite les yeux grands ouverts, y'a pas cinquante mille solutions non plus...
Enfin voilà, au petit matin ce que je voyais de mon beau grand bus, ça se passe de commentaires je pense?
Incroyable de voir à quel point les argentins, du moins ceux que j'ai rencontrés, sont des gens accueillants et humainement généreux. Sans tomber dans la niaiserie du voyageur comme disait Bouvier, il est palpable que les gens ici sont bienveillants. Ils se parlent, ils n'ont pas la trouille de s'adresser la parole, le dialogue est un truc normal, pas potentiellement dangereux comme il peut l'être à Paris. Je me retrouve donc assez souvent en train d'essayer d'avoir une conversation avec mon espagnol petit nègre. J'ai quand même intégré une poignée de phrases usuelles, grammaticalement correctes on va dire. Mais alors, si j'ai le malheur d'en placer une en début de conversation, c'est mort, la personne reprend son débit de présentateur de foot, et là... grand moment de solitude... Mais ils voient à ma trombine que je ne capte rien, ça les fait marrer et ils me repassent la bande plus lentement.
A peine arrivée à l'hôtel, je suis tombée sur un couple de français super, qui m'a proposé de venir avec eux en petite rando, du coup j'ai sauté dans mes chaussures de compet' et en route pour la
réserve naturelle dans les montagnes, au dessus de la ville. J'y ai découvert qu'ici l'herbe pousse sur les arbres et pas par terre, et ouais, et je le prouve :
c'est l'hémisphère sud quoi, tout est inversé!
des petites bébétes avec des super couleurs
et aussi des oiseaux magnifiques mais ça je ne vous le prouverai pas, parce que malgré des efforts considérables, je n'ai pas réussi à en shooter un seul... il faut que je travaille ma technique d'approche a dit Victor, notre guide, je ne sais pas comment je dois le prendre...
Bon, Victor en revanche m'a fait l'obligence de ne pas bouger pendant 30 seconde donc le voici:
allez je sens que l'asado est prêt, vous verrez Salta city plus tard. J'ai pas intérêt à être en retard sinon y aura plus de côte de boeuf... ;)
un abraso

